 |
 |
Les ventes de maisons à Montréal remontent au niveau de 2008 2010-03-06
Le nombre de ventes de maisons en février dans la région de Montréal a rebondi en février, par rapport à l'an dernier, revenant au niveau d'avant la récession.
La Chambre immobilière du Grand Montréal (CIGM) a indiqué jeudi que 4465 ventes ont été conclues en février dernier, un bond de 45% par rapport à février 2009. Mais par rapport à février 2008, la croissance n'est que de 1%.
En février 2009, alors que le marché immobilier montréalais était affecté par la récession, les ventes avaient chuté de 31% par rapport à février 2008.
Toutes les catégories de propriété sont revenues à un niveau semblable à celui de 2008, affirme la CIGM.
La copropriété a mené le bal avec une hausse des ventes de 55% en février 2010 comparativement à février 2009 et de 5% comparativement à février 2008.
Les ventes d'unifamiliales et de plex sont, quant à elles, demeurées relativement stables par rapport à février 2008, alors qu'elles ont respectivement reculé de 1% et augmenté de 1%.
Par rapport à l'an passé, les ventes d'unifamiliales et des plex ont augmenté de 41%.
Au chapitre des prix, le prix médian d'une maison unifamiliale dans la région de Montréal s'est fixé à 245 000$ en février 2010, une croissance de 9% comparativement à février 2009.
Le prix médian d'une copropriété a connu une hausse de 5% pour s'établir à 197 000$, alors que celui des plex a augmenté de 15% se fixant à 378 500$.
« La diminution du nombre de propriétés à vendre, soit -19% dans la région de Montréal en février 2010 explique la croissance des prix, notamment pour les plex », a commenté Michel Beauséjour, chef de la direction de la CIGM.
Selon lui, la baisse du nombre de propriétés à vendre découle aussi des nombreuses ventes qui ont été causées par la récession l'an dernier. Par contre, « il n'y a pas eu de vente de feu » l'an dernier, et la valeur des résidences n'a pas diminué.
Il concède cependant qu'il y a actuellement un phénomène de surchauffe, mais il refuse de dire qu'il s'agit d'une bulle immobilière. « Avec la hausse prochaine des taux d'intérêt, les gens devancent leur décision ». C'est ce qui explique selon lui que les délais de vente sont passés sous la barre des 10 jours et que certaines ventes se font avec des offres multiples, entraînant une surenchère.
Un total de 22 528 propriétés étaient inscrites à vendre dans le Système inter-agences (MLS), dont 7694 nouvelles inscriptions pour le mois, une hausse de 6% par rapport à février l'an dernier.
Sur le plan géographique, les cinq grands secteurs de la région de Montréal ont réussi à rejoindre le niveau des ventes enregistré en février 2008 à l'exception de la Rive-Sud de Montréal, qui a connu un léger repli de 2%.
À Laval, le nombre de transactions a progressé de 6% en février 2010 par rapport à février 2008, alors que l'île de Montréal, la Rive-Nord et le secteur de Vaudreuil-Soulanges ont plutôt enregistré des hausses des ventes de respectivement 1%, 2% et 1% comparativement à février 2008.
Le mois de janvier avait aussi été très actif sur le plan des ventes, avec des hausses de 98% par rapport à janvier 2009, qui avait constitué le pire mois de la dernière récession. Le nombre de transactions avait représenté une progression de 7% par rapport à janvier 2008.
Source Canoe.ca
» Toutes les nouvelles
 |
 |
 |